Comprendre l’automutilation

Comprendre l’automutilation

Si je devais donner une définition de ce qu’est l’automutilation, je dirais que :

L’automutilation, ou l’auto-scarification implique une blessure corporelle que la personne s’inflige d’elle-même, par elle-même sur son propre corps en sachant ou ne sachant pas exactement quel résultat elle souhaite obtenir. Cette tendance apparaît majoritairement chez les adolescents et les jeunes adultes.

Pourquoi ne saurions-nous pas quel résultat nous souhaitons réellement par l’intermédiaire de cet acte si il s’agit d’une blessure infligée par soi-même ? C’est à cette question que je vais tenter de répondre de la meilleure manière possible.

Dans cet article, mon but est de vous éclairer sur ce qu’est en profondeur l’acte d’auto-scarification, au-delà des préjugés et de toute autre signification ou intention que l’on pourrait lui attribuer.

I : Bien comprendre

La plupart du temps, nous pouvons entendre que : « Si il/elle se mutile, c’est seulement pour attirer l’attention. »

Premièrement : Pourquoi ce constat existe-t-il ?

Le fait de se blesser soi-même a tendance à apparaître comme quelque chose d’improbable. C’est une des raisons pour lesquelles les personnes n’osent pas en parler, si elles le faisaient, elles pourraient se retrouver face à une incompréhension ou une méprise insupportable pour eux. Cela les empêche de s’ouvrir sur ce qui a pu les mener à se blesser et à se faire aider par un tiers qui pourrait les comprendre sans les juger ou les pointer du doigt. Le problème qui, selon moi, réside derrière l’acte d’auto-scarification est que la plupart des personnes traitant de ce sujet ne se penchent pas, ou n’osent pas se pencher, de plus près sur ce que cette personne peut ressentir et sur ce qui l’a réellement poussé à passer à l’acte.

Ce qui est important, ce n’est pas l’acte, c’est ce qu’il y a derrière l’acte

Ce qui me paraît essentiel, c’est de s’intéresser aux causes qui auraient poussées une personne à se blesser. L’automutilation est une circonstance atténuante d’un vécu (traumatique ou non) et d’une potentielle dépression. Bien qu’il ne faille pas minimiser l’acte de se blesser, car il peut conduire à des problèmes plus graves (infections, hémorragies), tenter de résoudre le problème à sa source permettrait de guérir celui qui a décidé de s’atteindre corporellement car la plupart du temps l’adolescent ou le jeune adulte ne va pas s’y résoudre sans raison.

Maintenant que nous avons établi tous ces constats, je vais tenter de donner une explication à l’acte d’automutilation :

L’acte d’automutilation est réalisé dans le but d’atténuer une souffrance intérieure forte en la reportant sur le corps. Cette souffrance intérieure vient bien entendu de quelque part, mais elle est perçue comme envahissante et submergeante de la tête aux pieds, si bien que ces personnes veulent « sortir d’elles-mêmes ». Effectivement, le fait de se blesser corporellement est ressenti comme un « apaisement » momentané, pour presque en oublier la souffrance psychique et intérieure qui envahit tout le corps. Cependant, ce que je pourrais rajouter est que l’apaisement de cette souffrance agit au profit d’une autre (celle qui est corporelle). Par conséquent, cela engendre un cercle vicieux duquel les victimes ont bien du mal à sortir car elles ressentent l’atteinte corporelle comme une solution à leurs douleurs psychiques.

Pourquoi ai-je dit que l’acte d’automutilation était une circonstance atténuante d’une potentielle dépression ?

Lors d’une dépression, plus ou moins profonde, nous pouvons parler de dépersonnalisation et de déréalisation. Cela signifie que la personne déprimée va se sentir extérieure à elle-même et spectatrice de sa propre vie. Le psychisme et le corps, vont comme s’anesthésier pour calmer la souffrance. Les douleurs (psychiques et physiques) ne seront plus aussi douloureuses, les sentiments ne seront plus aussi intenses. Cependant, ce voile faisant barrage à la souffrance n’est qu’un voile : la souffrance existe encore au sein de la personne et elle favorise un mal-être prenant la forme d’une perte d’envie de tout. Les personnes déprimées ne trouvent plus la motivation de sortir, s’isolent et parfois ne mangent plus. Je ne vais pas plus m’étendre sur le sujet de la dépression mais c’est simplement pour vous dire que, lors d’une dépression, ce sentiment de mal-être inexplicable favorise l’acte d’automutilation. Ces personnes veulent sortir d’elles-mêmes, et lorsqu’elles se mutilent, c’est comme si elles se regardaient elles-mêmes se blesser. Il n’y a plus de distinction entre l’intérieur et l’extérieur du corps, la réalité n’est plus perçue de la même façon. En d’autres termes et pour bien me faire comprendre, cette douleur psychique et intérieure est si insupportable à gérer que ces personnes souhaitent apaiser cette souffrance en s’en infligeant une autre et cela est perçu comme de l’apaisement momentané, qui prend la forme d’un cercle vicieux car on souhaitera se ré-apaiser.

La mutilation n’a pas toujours des fins suicidaires

Lorsque des personnes se mutilent, bien généralement, c’est qu’elles ne trouvent pas la force ou la motivation de passer à l’acte. J’ai souvent entendu que ces personnes le font pour « tenir le coup ».

Souvent, la douleur dont je parle plus haut provoque chez l’adolescent un sentiment de haine de lui-même selon ce qu’il subit ou vit. Le fait de se sentir piéger dans sa propre vie, surtout lorsqu’on est adolescent, favorise l’acte d’automutilation. Mais bien souvent aussi, ces adolescents ne veulent pas laisser tomber leur famille ou les décevoir, alors cachent leurs souffrances et continuent de subir. Il est inutile de dire ici que la solution serait de libérer sa parole, quoi qu’il en coûte. Intérioriser un mal-être ne fait qu’aggraver ce mal-être, je vous renvoie à mon premier article « Remonter la pente après un traumatisme psychologique » pour plus de précisions sur la véritable nécessité du dialogue.

II : Comment agir

1. Que faire en tant que parent ?

Il faut absolument percevoir le mal-être d’un adolescent pour éviter des fins tragiques. Celui-ci rentre progressivement dans l’âge adulte et est surmené par un tas de nouvelles sensations. Si celles-ci rentrent en coalition avec d’autres sensations beaucoup plus négatives, l’adolescent ne saura gérer et contrôler cette nouveauté qu’il aura l’impression d’être le seul à ressentir. C’est dans la période de l’adolescence qu’il faut être le plus attentif, sans couver et étouffer son enfant, l’important est de prendre régulièrement de ses nouvelles et de suivre avec attention son parcours scolaire. Il ne faut surtout pas que l’adolescent se sente négliger au sein de sa propre famille. Au contraire, il faut qu’il puisse se sentir protégé et soutenu dans cette étape de sa vie.

2. Que faire si je connais quelqu’un pris dans un cercle vicieux d’automutilation ?

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que l’acte d’automutilation ne pourra s’arrêter que si la personne trouve un moyen autre d’apaiser sa souffrance intérieure. Lorsqu’on est pris/e dans un cercle vicieux où l’on ne fait que se blesser, l’acte devient rapidement banalisé et on finit par ne même plus ressentir de douleur physique. Comme je le dis plus haut, l’acte d’auto-scarification apparaît le plus souvent en dépression et la personne, étant extérieure à elle-même, ne se rend pas vraiment totalement compte de la gravité de son geste. Cependant, une partie encore consciente de son esprit trouve la force de cacher ces blessures qu’elle considère comme honteuses. Nous nous retrouvons dans ce que je disais plus haut, la volonté de cacher, de ne pas décevoir ses proches et de ne pas se faire juger devient plus forte que tout.

Ce qu’il faut donc faire, c’est apporter un soutien psychologique. Les personnes qui tendent à se blesser se sentent incroyablement seules, même entourées de monde (symptôme de la dépression). Il faut également essayer de déceler si la personne qui se mutile le fait car elle est réellement déprimée, ou si elle le fait pour une raison autre que je ne qualifierai de pathologique. C’est-à-dire si cette personne est poussée à passer à l’acte à cause d’états d’âmes passagers, ou si elle le fait pour reproduire le comportement de quelqu’un d’autre pour voir quel effet cela lui produit.

En fait, ce que les personnes déprimées attendent des autres, c’est un sauvetage. Elles sont incapables de le faire d’elles-mêmes, alors elles attendent inconsciemment que les autres leur viennent en aide. Vous pouvez pousser quelqu’un à sortir de la dépression, surtout si c’est un adolescent, en le motivant à reprendre goût à la vie, en le soutenant, en lui faisant bien comprendre qu’il n’est pas seul. Cette période de la vie est difficile à gérer surtout si l’adolescent ne peut s’identifier à personne ou à aucun groupe et si il ne peut trouver en personne l’aide tant espérée.

3. Ce qu’il faut et ce qu’il ne faut pas faire

Les adolescents plongés dans une dépression se sentent seuls et incompris. La pire chose à faire serait de leur faire ressentir que ce qu’ils ne vivent n’est pas grave car ils sont jeunes. Pour qu’un adolescent s’ouvre à nous et nous expose son problème, il faut au contraire considérer sa souffrance comme nous pourrions considérer celle d’un adulte. Il faut également lui faire ressentir qu’il a toute notre attention et notre respect vis-à-vis de ce qu’il vit. Les enfants et les adolescents ont énormément de mal à se livrer, car bien souvent, l’environnement dans lequel ils devraient délivrer leurs vérités ne leur inspirent pas confiance. Il faut qu’ils puissent se sentir en sécurité, et cela passe par ce soutien psychologique dont je parle plus haut.

III : En définitif

Ce que j’ai essayé de mettre en lumière, c’est le fait que la plupart du temps, il y a une raison qui se cache derrière cet acte. Une raison qu’il ne faut pas absolument minimiser. Si ces personnes (plus particulièrement les adolescents) n’obtiennent pas d’aide, ils n’iront pas toujours la chercher et s’enfermeront dans leur mal-être grandissant. Être attentif et à l’écoute sont les deux qualités qu’il faut adopter lorsqu’on se retrouve face à des personnes déprimées, ou plus spécifiquement à des personnes qui se blessent. Ce qui se passe dans leur intérieur les rend fragile psychologiquement et physiquement.

Il faut également retenir que sortir de la dépression est possible. Parfois, ces personnes trouvent la force par elles-mêmes en trouvant la volonté nécessaire à leur survie, et pratiquent leur propre sauvetage en consultant par exemple. Parfois, ces personnes sont trop faibles et n’arrivent pas à trouver cette volonté, et c’est pour cela qu’un soutien est indispensable. Plus qu’un soutien, il leur faut une présence.

Si vous avez besoin d’aide ou de conseils : psyandcho@gmail.com

Remonter la pente après un traumatisme psychologique

Remonter la pente après un traumatisme psychologique

Dans cet article, mon but premier est d’apporter tout d’abord un soutien psychologique aux personnes victimes de traumatismes (de quelque nature qu’ils soient) et je souhaite tenter aussi de proposer, un certain nombre de solutions pour permettre à ces personnes de vivre leur « après traumatisme ».

Qu’est-ce qu’un traumatisme ?

En premier lieu il me semble important de définir à proprement parler ce qu’est un traumatisme. Un traumatisme est un choc émotionnel violent venant contrarier notre psychisme et infligeant des dysfonctionnements psychologiques plus ou moins majeurs, selon la nature du traumatisme. Nous pouvons par exemple parler de traumatisme après un viol, une agression (sexuelle ou physiquement violente) ou une expérience où l’on a vu la mort de très près. Évidemment il existe un grand nombre d’autres exemples. Cependant, lorsque nous perdons un proche par son décès, nous ne pouvons vraiment être qualifiés de « traumatisés ». La tristesse et la douleur relatives au deuil, bien que je ne veuille absolument pas les minimiser, sont des sentiments capables d’être traités par notre psychisme d’une manière relativement normale, sans ainsi provoquer de dysfonctionnement psychologique si ce n’est des changements dans le comportement, par exemple. En d’autres termes, des personnes traumatisées sont des personnes ayant expériencé elles-mêmes l’acte traumatisant. 

Après l’expérience d’un traumatisme violent, différents types de dysfonctionnements et de mécanismes peuvent apparaître, selon le degré de violence subie et selon le degré de ce que j’appelerai le « ressenti traumatique » : à quel point la personne a été atteinte par ce qu’elle a vécu et à quel point cela a atteint son psychisme ?

Parmi les éléments apparaissant après une évènement traumatisant, le plus connu est le Stress Post-Traumatique.

Comment se caractérise le TSPT (Trouble de Stress Post-Traumatique) ?

Un évènement traumatique peut provoquer un grand nombre de sentiments de peur, d’horreur, ou d’impuissance intense. Ces sentiments sont ancrés au sein de la personne traumatisée et provoquent une forte angoisse lorsque cette personne se retrouve sur les lieux où elle a vécu le traumatisme, ou simplement lorsqu’un détail visuel, auditif ou olfactif va lui rappeler ce qu’elle a vécu. Cela peut être une odeur, un vêtement, un visage ou une voix ressemblant à celui ou celle de l’agresseur.

Ces « rappels » de ce que la personne a vécu se manifestent sous la forme de flash-backs où la personne fait comme face une seconde fois à son agression. Elle ressent les mêmes sentiments et la même impuissance et revit la scène comme si elle se re-produisait réellement. Ce stress post-traumatique peut être très handicapant dans la vie des victimes, qui parfois, n’osent plus sortir de chez elles de peur de se refaire agresser. Ces rappels se manifestent également par les rêves ou les cauchemars qui provoquent des symptomes de reviviscence. Les rêves favorisent le sentiment de « vivre la chose comme si elle était réelle » et peuvent être très traumatisants pour ces victimes qui parfois s’empêchent de dormir de peur de faire des cauchemars où elles resubissent des violences.

Que faire après avoir subi un traumatisme ?

Ce que je conseille vivement aux personnes ayant vécu ce genre d’évènement est de ne pas attendre pour en parler. Libérer sa parole sur un vécu traumatique permet premièrement de prendre conscience de ce que l’on a vécu, et ainsi de mettre des mots sur le trauma. Secondement, cela permet d’extérioriser par la parole quelque chose de ressentit comme un poids très lourd à porter. Très souvent, les victimes de viols se sentent coupables et honteuses de ce qu’elles ont subi, et ne libèrent pas leur parole. Ne pas parler et contenir sa souffrance aggravera les difficultés qui seront rencontrées dans la période de l’« après traumatisme ». Parfois, libérer sa parole est trop difficile de part soit un sentiment de déni (la personne va tout faire pour vivre comme si rien ne s’était passé) ou un degré de ressenti traumatique trop élevé où la personne va se murer dans un mutisme. 

1. Que faire lorsqu’on suspecte un traumatisme chez son enfant ou son adolescent ?

La solution que je donnerais premièrement aux proches suspectant leur enfant d’avoir vécu un traumatisme est d’instaurer un climat de confiance. Nous ne pouvons pas forcer un enfant (quelque soit son âge) à nous délivrer une vérité sur un potentiel vécu. Il doit le faire de lui-même, grâce à la confiance qu’il place en son parent et à sa capacité de pouvoir s’identifier à une figure parentale capable de l’aider et de le protéger. Le climat de confiance installé, l’enfant (et j’inclus l’adolescent) sera plus apte à parler, et à délivrer sa vérité, par petits morceaux ou en relâchant tout d’un coup. C’est aux parents d’être attentifs à l’enfant, à son comportement et si ils suspectent que celui-ci ait changé. Cependant, les changements de comportement d’un enfant (et plus particulièrement d’un adolescent) ne sont pas toujours dus à un traumatisme. Chez un adolescent, la période de la puberté favorise un changement chez lui. Et cela est normal. Le plus important est donc d’instaurer un environnement, un climat, compatible à une possible révélation de l’enfant. Une fois la révélation faite et si l’enfant a effectivement vécu quelque chose de traumatisant, je conseillerais de ne pas dramatiser la situation ou de se mettre en colère, l’enfant pourrait le prendre pour lui et se braquer. Le tout est donc de prendre les mesures nécessaires pour guérir l’enfant et engager les poursuites nécéssaires pour punir l’agresseur. Tout cela contribue à la réparation psychologique de l’enfant.

2. Que faire si j’ai vécu un traumatisme et n’ose/n’arrive pas en parler ?

La plupart du temps, libérer sa parole sur un vécu traumatique est très difficile. Cela s’explique par l’intensité du choc vécu, par la peur du jugement et même parfois par la peur de représailles. Ce que je vous conseille tout d’abord de prendre du recul sur ce qu’il vient de vous arriver, et de vous dire « ce que j’ai vécu n’est pas rien ». Le fait de se dire cette phrase supprime la possible banalisation de ce que vous venez de vivre dans votre esprit et permet la prise de conscience de votre trauma et la reconnaissance de vous-même en tant que victime. Le fait de se considérer comme victime permet d’éradier un sentiment de culpabilité (qui survient très fréquemment après un traumatisme).

Le fait de rendre extérieur par les mots et non plus garder à l’intérieur votre traumatisme est la toute première étape menant à la réparation psychologique. Les personnes traumatisées sont souvent en quête d’une explication de ce qu’elles ont vécu, et se répètent le même type de question sans cesse : « Pourquoi moi ? Pourquoi pas quelqu’un d’autre ? Ai-je mérité ça ? ». La recherche instinctive d’explication ne peut être bonne. Pour cela il faudrait avoir en face de soi notre agresseur et le lui demander, et cela fait, l’agresseur est souvent incapable d’expliquer son geste. Ce qu’il faut prioriser, c’est Vous. C’est votre réparation psychologique. Maintenant que l’évènement est extériorisé et « entre les mains d’un tiers », il faut se laisser aider et conduire à une possible guérison. Cela se fait grâce à un suivi thérapeutique avec un psychologue, ou grâce à des thérapies comportementales et cognitives, qui vous permettront de mettre des mots sur vos ressentis et de mettre le doigt sur ce qui vous a blessé en profondeur. Cela me paraît essentiel. Le stress post-traumatique favorise une potentielle dépression car l’évènement traumatique crée beaucoup de sentiments et de comportements incontrôlables pour la victime. Ces personnes sont là pour vous aider à gérer vos pensées et vous apprendre à retrouver une manière de penser plus saine.

Après la prise de conscience vient une période (généralement plus longue) d’acceptation, à l’intérieur de laquelle le fait de faire face à ce que vous avez vécu vous permet de dédramatiser l’évènement dans votre psychisme, en lui accordant toujours de l’importance mais non plus en tant qu’évènement traumatisant mais en l’ancrant en tant qu’expérience vécue. Cela permettra à votre esprit (ré-adapté à penser autrement, plus sainement) de ne plus prioriser les violences subies (ce qui en général engendre une dépression) mais de prioriser des choses de la vie vous procurant du plaisir et du bonheur. C’est là que débute la reconstruction (mentale et sociale). 

La solution que je donne pour éviter de vivre un « après traumatisme » handicapant est de ne pas s’enfermer et s’isoler des autres. Se retrouver face à soi-même après une telle expérience est très déstabilisant voire impossible à gérer mentalement. Après un traumatisme, vous avez besoin des autres pour avancer. Il faut garder en tête que chaque traumatisme est surmontable, malgré les dysfonctionnements psychologiques qu’ils créent, les professionnels sont là pour nous aider à penser autrement, à nous « dé-traumatiser » afin de pouvoir vivre correctement. Peu importe le temps que cela prendra, la thérapie est une étape nécessaire à la réadaptation psychique de notre esprit, qui s’est tout simplement adapté à des pensées traumatiques dues à la brutalité du choc.

Si vous avez besoin d’aide ou de conseils : psyandcho@gmail.com